Extrait d'explications fournies lors de MONDO
Il existe
dans la
langue japonaise une série de mots qui ne se traduisent que fort
mal dans les langues étrangères. Il se peut même qu’il soit
difficile de les comprendre hors de leur contexte. Essayons cependant de les comprendre au-delà du superficiel.
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BA ... GIRI...
BA de Baku Fu = Shogounat Giri = Obligation , Devoir
" Ba "
que l’on
peut traduire par " lien ", ou soumission , et " Giri ", qui est "
devoir
".
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BATTO (dégainer) ou NUKI TSUKE(dégainer) Dans " Nuki-Tsuke " L’art
de dégainer est tellement complexe et comprend tant de choses
à
faire en même temps, tant de gestes à
accomplir,
tant d'opposition et de complémentarités, tant de
petits
gestes qui ne doivent en faire qu'un seul, qu'un débutant aura
du
mal à réaliser cette technique. Mais, on ne peut pas
faire
autrement, commencer par le commencement, sortir le sabre du fourreau
!
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CHIBURI
secouer le
sang =faire
son salut Cet acte revêtait
une grande importance pour le samurai. Celui qui le réalisait
prouvait
qu'il était en vie car il pouvait remettre son sabre dans son
fourreau
(NOTO).
C’est une phase d’une très grande importance pratique, une question de vie et de mort , c’est préserver l’avenir. On doit donc l’exécuter avec le plus grand soin, avec la plus grande vigilance. |
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DOGI ou GEIKOGI
Costume pour
l’entraînement
aux arts martiaux dans un DOJO, appelé différemment selon
les disciplines : JUDOGI, KARATEGI, AIKIDOGI, KENDOGI, etc
...
(DO = voie, GI = habit)
DO = Voie ou chemin spirituel suivi par les adeptes d’une discipline martiale dans la recherche de l’évolution du corps JUTSU et de l’esprit . Le concept de DO fait partie intégrante des BUDO et KOBUDO, sans lequel ceux-ci ne seraient que de simples techniques de combat. |
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DOJO
DO = La voie ou Chemin, JO = le lieu En pénétrant
dans un DOJO pour la première fois, les occidentaux sont souvent
gênés ou impressionnés. Vous pénétrez
dans un monde différent où il n'y a plus
d'évidence.
La véritable signification du DOJO devrait être
basée
sur la purification et la moindre de nos pensées intimement
rattachées
au concept si fondamental dans le Shintoïsme.
Lorsque l'Ego est libre de tout préjugé, et de toute habitude, qu'il se tient pur et réceptif, alors seulement une communion véritable peut avoir lieu. Elle le sera au moment précis de la méditation en commun dans le salut. Après ce court moment de recueillement, l'esprit du groupe sera prêt à progresser vers une communion encore plus profonde. Au silence général succède le silence des pensées individuelles. Cet instant obtenu, il règne dans le DOJO une atmosphère particulière que son espace volontairement structuré, organisé, moment plus solennel et plus intense encore par le sentiment d'interdépendance inconsciente entre tous les pratiquants, qui s'établit à partir du SENSEI. Présence indispensable qui abolit tout esprit de dissémination, et efface toute possibilité de duperie. |
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FUDOSHIN
FU, préfixe
négatif de la langue japonaise DO, mouvement SHIN : esprit
Cette
notion exprime
l’esprit dont le cours ne peut être dévié, ni
arrêté.
L’être humain, d’une manière générale, subit
les événements plutôt qu’il ne les contrôle.
Il est à la merci de ses sensations et de ses émotions.
Comme
un bateau sans gouvernail , il jubile ou déprime selon qu’il est
sur la crête ou au creux de la vague. Même sur une mer
calme,
il se laisse entraîner par le courant dominant dans une direction
dont il finira par se persuader que c'est lui qui l'a choisie.
C’est peut-être une image un peu sombre de notre destinée, elle n’en n’est pas moins le reflet de la vérité. Il suffit de regarder autour de soi (ou dans un miroir) pour s’en convaincre.
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Toute création
a son rythme, ainsi en musique, si le rythme est différent, il
est
difficile de reconnaître un morceau. La musique fait passer un
sentiment,
une beauté.
Pour le guerrier, c’est tout à fait différent. Il n’a pas de message à transmettre, il faut qu’il arrive à vaincre. Le HYOSHI de ses techniques doit être basé sur l’efficacité, non sur l'apparence . On ne doit jamais s’entraîner au même rythme, comme le souffle de la vie qui varie selon que l'on marche ou court,que l'on ressente de la joie, de la peine ou de la peur. Faire plusieurs techniques d’attaque sur la même cadence est dangereux. Le dernier sera toujours fatal, car l’adversaire a compris le rythme, il peut ainsi prévoir comment gagner avec détermination (KIME). |