L'AIRBJ est affiliée à la F.S.C.F ( Fédération Sportive et Culturelle de France)
Les concepts d’Aiki « Union des energies » et de
Ju « Souplesse » sont des principes generaux
appliques au combat dans un système au corps a corps
élabore
au cours du Moyen Age japonais, integrant aussi bien des
techniques a main nue que d’autres faisant appel a des armes.
|
yawara : l’art de la souplesse (aikijutsu,
jujutsu…) |
|
L’origine de ces arts denomme« aiki » et
« ju », sous forme de construction intelligente
et non plus methode empirique, semble se situer entre 1600 et 1650,
meme si auparavant deja, le Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu disposait
de techniques de combat au corps à
corps très elaborees, le Yawara (voir site page
«
Art » dans KSR). C’est pourquoi ces arts
anciens sont designes en japonais comme des Kobujutsu, c'est-a-dire des
« Anciens arts guerriers ».
|
| YAWARA DU TENSHIN SHODEN KATORI SHINTO RYU |
Leur tronc commun semble tout de meme se placer a l’aube de l’ere des
Tokugawa, au milieu du 19eme siecle ; on comptait plusieurs centaines
de styles (ryu)
vers la fin de cette periode,
ou apparaissent les noms suivants : Yoshin ryu, Jikishin ryu, Kito
ryu, Shinkage ryu… Il convient d’ajouter de nombreuses ecoles de
Bujutsu (Arts chevaleresques), notamment de Kenjutsu et de Iaijutsu qui
incorporaient dans leur enseignement des procedes de combat rapproche
une fois que
le combattant devait continuer à se battre de ses
seules mains nues.
|
La pratique d'un art martial traditionnel est une experience
enrichissante tant du point de vue de l’esprit que du point de |
Les « Arts chevaleresques de l’Aiki » ou
« Aikibugei » - permettent aux pratiquants de
tous ages d’effectuer des techniques d’immobilisation avec un ou
plusieurs
partenaires, des techniques debout et a genoux codifiees, et
de comprendre les techniques du couteau, du baton court, de la canne et
du sabre de bois.
On y trouve egalement des projections, des
contres-prises et differentes formes d’etranglement tous ceci structure
de maniere progressive et ordonnee sous des
formes codifiees (kata) et
des lecons (jo).
L’Aikibugei
répond directement a cette definition de l’art martial,
puisqu’en premier lieu il est un outil de comprehension permettant de
mieux se connaitre, de
decouvrir reellement son corps, ses
possibilites, ses limites, et par la-meme celles des autres.
Les cours durent 2 heures et se scindent en deux parties, dont la
premiere de 30 minutes est consacree au mondo ou
questions-reponses entre les eleves et
le professeur. Il s’agit
d’aborder un theme precis, et le jeu des questions-reponses doit
aboutir a de « petits satori » (eveils) de
l’eleve sur des notions de la pratique
martiale et de la vie. C’est la
« lecon d’eveil » du jour ou l’on prend
le temps de s’asseoir sur un zafu (coussin).
|
|
L’enseignement s’adapte ainsi a chacun et l’apprentissage se fait
par l’ecoute, l’observation, et bien sur la pratique et la repetition,
cles du savoir-faire,
d’ou vont decouler la perception, la
comprehension et la perfection du geste.
|
‘Chaque être est unique et a ses propres difficultés et vitesse de comprehension.' |
Le cours debute par un salut (reishiki), et selon le niveau, le
pratiquant s’entraine a la pratique des atemi (coups frappes avec les
mains ou les pieds), nage
(projections), osae (maintien au sol), gaeshi waza (contre-prise),
sutemi (sacrifice)
etc. pour les techniques
a mains nues, chaque eleve jouant tour a tour
les roles d’attaque et
d'attaquant.
Conjointement aux lecons a mains nues, sont etudies les techniques
de jojutsu, kenjutsu, tanto jutsu, tambo jutsu, sous forme de
differents chapitres,
permettant ainsi la pratique et la comprehension
des cles et des liens etroits avec les techniques a mains nues et avec
armes.
L’eleve se familiarisera avec les principes de la ligne centrale et
du triangle, et apprendra a se deplacer, a sortir de la ligne, a
prendre une ligne, a enchainer
des attaques et des defenses aux armes.
Ainsi, les partenaires peuvent en toute securite faire travailler leurs
emotions et les faire partager aux autres afin
d'exercer leur vigilance.
Les chapitres correspondent a des series de mouvements que l’on
realise seul (undo) ou a deux (kihon ou kata), afin, dans un premier
temps, de
memoriser leur trame (educatif) et de les travailler a son
propre rythme. Le pratiquant decouvre ainsi dans le travail seul puis a
deux, les principes
fondamentaux de l’Aikibugei, dont les premiers sont
le shisei (attitude physique et morale) et le ma-ai (distance pour ne
pas etre atteint), c'est-a-dire
savoir prendre du recul par rapport aux
evenements afin de preserver son integrite physique et morale.
Les cours ainsi dispenses sont une progression naturelle de
l'exercice allant du plus simple au plus complexe. Les cours peuvent
etre suivis 1 a 3 fois
par semaine. L’enseignement est dispense en
groupes restreints aux adultes, adolescents et enfants afin que
l’attention et les corrections puissent etre
apportees et portees
individuellement en fonction des pratiquants.
|
Une discipline pour mieux vivre |