KATORI SHINTO RYU®© à été
désigné
comme pur acquis culturel national par le Japon en avril 1960. Cette
école très ancienne perpétue la tradition
depuis
600 ans, dans l’enseignement du maniement des armes
traditionnelles du Samouraï.
Iizasa,
depuis
son adolescence, avait montré un très vif
intérêt
pour l'art militaire et les méthodes de combat. Ayant pris
part à de nombreux combats
et fort d'une dextérité
rare, il n'avait jamais connu la moindre défaite. A l'âge
de soixante dix ans, il entreprit de transmettre sa doctrine et sa
technique.
Il ouvre un dojo et décide de nommer son art
"Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu". Il meurt à 102
ans le 15 avril 1488.
« L’humilité est un principe de base dans la
pratique des arts martiaux classiques. Sans humilité,
l’enseignement de ces derniers ne serait ni plus ni
moins
qu’une école de violence. »
Sensei Otake
Ritsuke.
C’est avec cet esprit qu’il fut enseigné à
feu Sensei Yoshio SUGINO
(1904-1998), qui su le préserver et le protéger,
en portant le plus grand respect aux
traditions, pour ensuite
transmettre à ses élèves les 10 disciplines de
cet art martial traditionnel mais aussi une philosophie pour toute
une vie.
Cette école d’armes japonaise fut longtemps méconnue
car enseignée uniquement au Japon, dans le souci de
préserver
ses disciplines et traditions,
privilégiant la qualité
à la quantité.
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Kenjutsu Omote:
l'art du sabre une fois dégaine |
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La pratique d'un art martial traditionnel est une expérience enrichissante tant du point de vue de l’esprit que du point de vue physique.
C’est une quête de soi-même dans l'action, c’est
la découverte de valeurs fondamentales, essentielles à
toute évolution personnelle tendant vers
une meilleure
connaissance de soi et une meilleure compréhension des autres.
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Le Katori Shinto Ryu®© répond directement à
cette définition de l’art martial, puisqu’en
premier lieu il est un outil de compréhension permettant
de
mieux se connaître, de découvrir réellement son
corps, ses possibilités, ses limites, et par là
même
celles des autres.
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Les cours durent 2h, dont 30 minutes de mondo
(questions-réponses), et peuvent être suivis 1
à
2 fois par semaine. L’enseignement est dispensé
en
groupes restreints afin que l’attention et les corrections
puissent être apportées et portées
individuellement.
L’enseignement s’adapte ainsi à chacun et
l’apprentissage se fait par l’écoute,
l’observation, et bien sûr la pratique et la
répétition,
clés du
savoir-faire, d’où vont découler
la perception, la compréhension et la perfection du geste.
L’élève se familiarisera avec les principes de
la ligne centrale et du triangle, et apprendra à se
déplacer,
à sortir de la ligne, à prendre une ligne,
à
enchaîner des attaques et des défenses aux armes. Ainsi,
les partenaires peuvent en toute sécurité faire
travailler leurs émotions et les faire partager
aux autres
afin d'exercer leur vigilance.
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Vient alors la pratique du kenjutsu avec un sabre en bois, sous
forme de différents kajo (chapitres), l'élève
jouant tour à tour les
rôles d’attaqué et
d'attaquant. Ils correspondent
à des séries de mouvements que l’on réalise
déjà seul puis à deux, afin, dans un premier
temps, de mémoriser leur
trame et de les travailler à
son propre rythme. Le pratiquant découvre ainsi dans le
travail seul puis à deux, les principes fondamentaux du Katori
Shinto Ryu reg;©, dont les premiers sont le shisei (attitude
physique et morale) et le ma-aï (distance pour ne pas être
atteint), c'est-à-dire savoir
prendre du recul par rapport aux
événements afin de préserver son
intégrité
physique et morale
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Les cours ainsi dispensés sont une progression naturelle de
l'exercice allant du plus simple au plus complexe. Les kajo d'escrime
au sabre pour
novices sont suivis par des enchaînements
pratiqués au bo (bâton) contre le sabre. Puis c'est le
tour du naginata, la hallebarde ou faux de guerre,
longue de deux
mètres et demi, l'arme la plus difficile que les
débutants
auront à maîtriser dans le Katori Shinto Ryu ®©.
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Accessible à tous, le Katori Shinto Ryu ®©
s’accorde avec la pratique d’autres sports et arts
martiaux, ne nécessite pas de condition physique
ni
d’antécédents particuliers, mais simplement la
volonté de s’investir dans une nouvelle discipline.
L’âge et le sexe importent peu : la découverte
de
soi est profitable à tous et à chaque période de
la vie.

La plastique du corps physique est une priorité dans notre
société, tous les sports la glorifient. Toute forme de
lutte pour être meilleur qu’un autre,
pour écraser
une tierce personne, est une attitude humaine que l’on retrouve
dans tous les domaines et à tous les niveaux de la vie
sociale. Ceci
est à l’opposé de l’esprit
véritable des arts martiaux qui suppose disponibilité,
simplicité, et humilité.

L’étude des disciplines martiales vise, à
travers ses techniques, à l’enrichissement et la
progression individuels sur tous les plans : physique,
intellectuel
et spirituel. Cette étude aura automatiquement des
répercussions sur la vie quotidienne du pratiquant et ne
saurait se borner à
une simple gestuelle quelques heures
chaque semaine ou chaque jour. La progression de l’individu ne
se mesure pas à la dextérité obtenue
dans
l’exécution d’une technique mais beaucoup plus à
sa façon d’être au quotidien.
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Pour celui désirant entreprendre un travail personnel,
à
la recherche d’une union du corps et de l’esprit, le
Katori Shinto Ryu®©soulèvera des
questions, suscitera
l’enthousiasme, révèlera des frustrations,
dissipera des craintes, provoquera tour à tour doutes et
certitudes, autant de réflexions,
de réactions et
d’émotions nécessaires à la prise de
conscience et à une meilleure connaissance de soi et des
autres.
Et à celui dont les attentes sont incertaines ou
répondent
à la simple curiosité de découvrir un art
martial traditionnel japonais, le Katori Shinto
Ryu®©permettra
avant tout de se réunir avec d’autres pratiquants
partageant les mêmes aspirations afin de travailler et de
progresser ensemble.